Paris / New York / Palm Beach
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Les MARILYN

Andy Warhol, Robert Indiana, Russell Young,

Mr Brainwash, Lawrence Schiller….

 

Exposition du 17 Mai 2014 au 27 Juillet 2014

©Russell Young - Marilyn Crying, 2014 - Marilyn Monroe™; Rights of Publicity and Persona Rights: The Estate of Marilyn Monroe, LLC

Pour sa nouvelle exposition, la galerie Taglialatella rend hommage à l’icône la plus adulée du XXème siècle : Marilyn Monroe.

La galerie souhaite réunir les œuvres de ses grandes signatures du Pop Art afin de proposer une palette de regards sur la légende énigmatique et controversée.

 

L’exposition a pour ambition d’illustrer l’incroyable persistance du mythe.

Portée au rang d’icône notamment par Andy Warhol, Marilyn est encore aujourd’hui une figure incontournable de l’identité culturelle américaine, son image empreinte de modernité, demeure présente dans la conscience collective et ce, plus de cinquante ans après sa disparition.

 

C’est en particulier avec son artiste contemporain phare Russell Young, que la galerie souhaite mettre l’accent sur la puissance attractive et glamour de l’icône en présentant ses derniers travaux : des portraits de la Star aux couleurs vives, sur toile et sur papier parsemés de poussières de diamants.

 

Contrairement à Warhol qui appuie son propos sur l’analyse du phénomène de la gloire instantanée Russell Young s’interroge plutôt sur le sens et de la finalité de la célébrité et de l’image inscrite dans l’inconscient collectif.

 

Fasciné par les stars qui incarnent la « success story » à l’américaine, Warhol a su sacraliser l’enfant martyr devenu sex symbol adulé par toute une génération, conscient cependant de l’ironie du sort qui entoure souvent l’histoire de ces vedettes à la destinée tragique…

Dès lors Warhol, a toujours souhaité privilégier la représentation du glamour, du brillant, de l’éclat, comme pour tenter de conjurer le sort sans basculer dans le pathos.

 

En 1962, l’artiste a su rendre hommage au phénomène de la mort énigmatique de la star : «Pour moi, Monroe n’est qu’une personne parmi tant d’autres. Et pour ce qui est de savoir si la peindre dans des couleurs si vives est un acte symbolique, je ne peux dire que ceci : c’était la beauté qui m’importait et elle était très belle ; et s’il y a quelque chose est beau, c’est bien les jolies couleurs. C’est tout. Voilà toute l’histoire ou presque »[1]dira-t-il.

 

 

[1]Andy Warhol, Giant Size, Phaidon, 2006, p.184. 

À son tour, Russell Young qui a côtoyé très tôt le monde des célébrités façonne une Marilyn telle un sujet de recherche inépuisable sorti de ses expériences et de son imaginaire. Il capture toute la complexité, la beauté, et la vulnérabilité de la star, cultive son mystère, sublime le glamour et rend audacieusement hommage au côté hollywoodien avec le Diamond Dust.

 

L’artiste garde encore bien secrètement son processus de création de « diamond dust » en déclarant dans une interview que, la nuit, il « ferme la porte de son atelier avec ses nouvelles peintures sur le sol en espérant que Tinkerbell – la fée clochette – viendra dans la nuit. Quand j’ouvre la porte de l’atelier le lendemain matin, une lumière incroyable brille, presque aveuglante. Tinkerbell a couvert les peintures d’une couche de poussière de diamant ». Néanmoins, une chose est sûre et affirmée par l’artiste : tout le travail est fait manuellement à l’instar d’Andy Warhol, le créateur de la sérigraphie représentant des célébrités.

 

Avec cette technique, l’artiste accorde beaucoup d’importance à la manière dont la lumière rebondit sur la surface de l’œuvre. La lumière et la façon dont elle est réfléchie est aussi importante que le sujet. Son utilisation de la poussière de diamant mélangée à l’acrylique est sa manière de rendre hommage aux célébrités qu’il a choisi de représenter.

 

« J’aime jouer avec une image parfois agressive et violente, mais en la glamourisant » confiera-t-il un jour lors d’une interview.

Ainsi la série des Marylin avec diamond dust illustre à merveille à la fois l’ascension et la chute du « rêve américain » et toutes ses complexités. Elle représente la fascination de l’artiste pour observer la réaction des individus quand ils sont sous le feu des projecteurs et le chaos à la fois brutal et sombre qui en résulte suite à l’excès. Marylin Monroe est à la fois glorifiée et châtiée dans des mesures égales.

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© Galerie Taglialatella