Paris / New York / Palm Beach
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SENZ

Du 12 septembre au 30 octobre 2014

 

 

Pour cette rentrée, la galerie Taglialatella est heureuse de présenter, pour la première fois en Solo Show, l’artiste New Yorkais Senz.

Après un très bel accueil du public pour ses œuvres présentées lors de l’exposition « Street Art – Yesterday and Today » au printemps 2014, il était naturel de rendre hommage à son travail de façon plus complète par le biais d’une exposition personnelle.

 

Cette exposition a pour vocation de présenter les travaux récents de Senz qui mettent en lumière de façon plus marquée sa démarche autour de l’imagerie immédiate et du son, à la façon d’un journal visuel surdimensionné. Il s’agit d’un travail sur les influences et les références à base de typographies, de morceaux, de découpages et de collages. Cette démarche est fondée sur les images accumulées depuis des années servant à documenter les gens, les lieux et les objets qui constituent son univers d’inspiration.

 

Senz est attiré par les détails, le désordre et la collection d’images, sa typographie sert de ligne conductrice.

La plupart de ses travaux récents commencent à partir d'un simple dessin au milieu d'une grande toile, puis il utilise des coupures de presse comme à son habitude. Mais pour relever la texture et combiner les couleurs, cette fois-ci il puise dans différentes sortes de papiers.

 

La recherche sur la série des valises a commencé en 2008. Les portes documents contenant les liasses de billets renvoient au cash business et à l’ironie de la perte de bagage.

Aujourd’hui le porte-document semble être remplacé par l’ordinateur portable mais dans la culture classique, au cinéma, à la télé ou encore dans les séries, il a été le terrain de nombreuses histoires très inspirantes dans son univers.

 

Dans sa démarche, les premières impressions ne suffisent jamais, il y a toujours un souvenir ou un symbole subtil à rajouter. L’artiste se nourrit de cette stratification supplémentaire d’encre, de papier etc… pour achever l’histoire racontée…

 

De même son travail sur les étagères de disques débute en 2006 alors qu’il vit à Brooklyn.

Pour constituer l’œuvre, ce sont de nombreuses photos de ses propres étagères de disques qui ont été assemblées. A l’époque, l’artiste franco-américain, soulagé d’avoir ses disques collectionnés à Paris et à New York réunis sous un même toit a voulu témoigner visuellement de cette réunion symbolique en la photographiant. 

Aujourd’hui, l’œuvre constitue un souvenir de cette collection qu’il peut continuer à partager avec le spectateur.

 

Les étagères d’origine étaient évidemment très lourdes du poids des disques accumulés par l’artiste également musicien. L’œuvre établit le principe qu’une masse lourde et en désordre devienne une matière propre et légère, témoin du passé, facile à accrocher.

 

A l’origine, les couvertures de chaque pochette des disques de l’étagère supérieure ont été designées par l’artiste, le canapé appartenait à son père…

Au final, l’utilisation surdimensionnée des tirages en noir et blanc ou en demi-teinte diminue le choc et le désordre des couleurs initiales et créent une paisible harmonie…

 

Dans l’œuvre de Senz, la vie, son quotidien, son univers urbain, tout est un moyen de nourrir sa créativité, fruit de ses expériences de vies réelles et de son imagination. 

Il prend ce qui est méprisé de tous, oublié, dédaigné et le glorifie.

 

Son Art crée une malicieuse et singulière interaction entre sa propre vie et ses fictions.

 

Les œuvres de Senz traduisent des histoires courtes, laissées presque en suspens comme la possibilité d’une suite dont le spectateur serait l’initiateur.

 

BIOGRAPHIE : 

 

Senz, vit et travaille à New York.

 

Il a grandi dans un milieu artistique et a longtemps habité dans le quartier très créatif de Soho. Sa pensée plasticienne lui vient de cette immersion presque totale dans un univers où l’esthétique se mêle à la réflexion et à l’imagination.

 

A l’instar de nombreux artistes, Senz souhaite rester dans un certain anonymat, non pas pour créer une sorte de mythe autour de sa personnalité, mais pour tenir à l’écart son travail de la société de sur-communication (publicités, magasines, Internet).

 

Il commence à tagguer à partir des années 1980 et dès son retour à Paris en 1986, il fréquente le milieu du Hip Hop et du Graff en s’imprégnant de cet univers créatif dans lequel musiciens et artistes se côtoient et se nourrissent d’inspirations.

 

Quelques années plus tard, diplômé de l’école parisienne ESAG Penninghen il repart vivre à New York où il débutera son travail au dessin et à la peinture. Ses œuvres trouveront très vite leur place dans des collections privées.

 

SENZ

 

From 12th september to 30th october 2014

 

The Taglialatella Gallery is happy to present the New York artist Senz in a solo show for the first time.

 

After a warm welcome during the exhibition “Street Art – Yesterday and Today” last  spring, it seemed only natural to pay more tribute to his work with this personal exhibition.

 

The purpose of this exhibition is to present the more recent work of the artist highlighting his approach around the immediate imagery and sound, in the manner of an oversized visual journal. His work is made of influences and references based on typography, pieces, decoupages and collages. This approach based on images collected over the years helps to document people, locations and objects and shapes his inspirational universe.

 

Senz is attracted to details, disorder and image collection, while typography is the fundamental guideline.

He starts most of his recent works with a drawing in the middle of a big canvas, and afterwards uses press cuttings in his usual manner. But to enhance the texture and combine colors he selects different sorts of papers.

 

The search on the suitcases series started in 2008. The brief cases containing banknotes wads make us think of the cash business but also of the irony of losing one’s piece of luggage.

Now days the brief case tends to be replaced by the laptop, but in the classic culture, in movies, on TV, it remains the ground for many inspirational stories in his own universe.

 

In his approach, the first impressions are never enough, he always has a memory or a subtle symbol to add. The artist nourishes himself with additional stratification of ink, paper, etc. to achieve the story…

 

His work on the LPs shelves started in 2006 when he lived in Brooklyn.

To make this piece, he assembles many photos of his own LPs shelves. The Franco- American artist, relieved to have all his LPs collected throughout Paris and New York under one same roof, wants to show the symbolic reunification visually.

Today, this piece of art makes a souvenir of his LPs collection that he can share with the public throughout time.

 

The shelves were obviously very heavy with the weight of the LPs accumulated by the artist, who is also a musician. This work introduces the idea that a heavy mass in disorder can become a clean and light material, a witness of the past that you can hang on a wall.

Originally the covers of the LPs on the superior shelf were designed by the artist himself, the sofa was his father’s.

 

Using oversized half toned or black and white photos tunes down the shock and disorder of the original colors and creates a peaceful harmony…

 

In his artwork, everyday life, the urban universe, everything is a way to feed his curiosity, as well as the benefit of his real experiences and imagination. He takes things turned down by others, forgotten or rejected and glorifies them.

 

His Art creates a mischievous and original interaction between his own life and his fictions.

 

His artworks translate short stories left in mid-sentence with the possibility for the spectator to give them an end.

 

 

Senz lives and works in New York.

He grows up with an artistic background and lives for a very long time in the creative district of Soho.

His plastic mind comes from a nearly total immersion in a universe where aestheticism mixes with reflection and imagination.

 

Like many other artists, Senz wishes to remain somewhat anonymous, not to create a myth around his person, but to keep his work away from the consumer society (adds, magazines, internet).

 

He starts to graffiti walls in the 1980s and when he is back in Paris in 1986, he associates with the Hip Hop and Graff movements and walks through this creative universe where musicians and artists meet and feed each other’s inspirations.

 

A few years later, with a diploma from the Parisian school ESAG Penninghem he goes back to New York where he starts to work on drawings and paintings. His artwork very soon finds space among many private collections.

 

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