Paris / New York / Palm Beach
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Street Art  yesterday and today

Basquiat - Haring - Banksy - Brainwash - Swoon - Kouka

 

From March 15th to April 26th 2014

©Banksy, Napalm, 2005

Interview of Nadège Buffe – Director Taglialatella Paris  – For  News Art Today TV

Interview of Nadège Buffe

Pour cette nouvelle exposition, la Galerie Taglialatella, spécialisée dans le pop art, a choisi pour la première fois de rendre hommage à l’un des derniers mouvements, en tant que tels, artistiques et contemporains, traversant les frontières et les époques : le Street Art.

 

En effet, s’il faut remonter à la Préhistoire pour découvrir les premières peintures rupestres, le Street Art en tant qu’expression urbaine est surtout apparu à la fin des années 60, sous forme de tags, graffitis ou collages avec notamment l’américain Taki 183 à New York, au parcours énigmatique, précurseur et légende dans le monde du graff.

 

Le propos de la galerie est de nourrir un fil conducteur sur l’évolution du courant depuis les années 80 à New York jusqu’à aujourd’hui et de s’intéresser particulièrement à l’influence de deux de ses artistes de Pop Art phares sur le mouvement, Keith Haring et Jean-Michel Basquiat.

 

En effet, les deux artistes, qui ne se sont pas de prime abord revendiqués comme Street Artists, se sont approprié la rue pour la visibilité qu’elle propose et ont pu ainsi exprimer artistiquement leurs messages pour s’inscrire des décennies plus tard parmi les pères spirituels du mouvement.

 

Le véritable engouement apparaît au début des années 1990 avec en tête d’affiche Banksy et Shepard Fairey, le Street art commence alors à se démocratiser et à être reconnu comme un Art en tant que tel.

 

Depuis, l’ampleur du mouvement ne cesse de croître.

Le Street art se veut un art éphémère, mais qui a pour ambition d’être vu par le plus grand nombre, il s’inscrit ainsi comme un art populaire et se rapproche à juste titre du Pop Art.

For this new exhibition, Taglialatella Gallery, specialized in Pop Art, is proud to announce for the first time a tribute to one the last movement, as such, artistic and contemporary, crossing frontiers and times: The Street Art.

 

Indeed, if we go back to prehistoric times to find the first rupestral art, the street art as an urban expression begun in the late 60s, in the form of tag, graffiti or collage specifically with a legend, Taki 183, who became in New York an enigmatic and emblematic pioneer in the world of graffiti.

The purpose of the gallery is to show a thread on the current changes since the 80s in NYC until today and to focus on the influence of Pop Art with headlights artists like Keith Haring and Jean-Michel Basquiat.

 

At first the two artists, who did not claimed themselves at the beginning as Street Artists, took on the street for its visibility so they could express themselves with an artistic vision their messages: they became decades later the spiritual fathers of the movement.

 

The real craze appears in the early 1990s with headlining artists Banksy and Shepard Fairey. The Street art begins to be democratized and be recognized as a fine art.

 

Since that time, the extent of the movement is continuously growing.

 

Street art is an ephemeral art, but claims to be seen and recognized by everyone.With this universal spirit and popular reach, it has many similarities with the Pop Art.

©Banksy,Trolleys, 2007

Genèse du Street art : Haring et Basquiat

 

Keith Haring, en seulement une dizaine d’années a su créer un langage universel, compréhensible et reconnu au-delà des frontières. L’artiste, convaincu du pouvoir des images, investit dans les années 1980 les lieux publics. Ses idéogrammes aux allures naïves – traits fluides et aux couleurs attractives- sont porteurs de messages diversifiés tels que les discriminations, le fanatisme religieux, l’environnement, le pouvoir de l’argent, l’oppression étatique, la maladie…

 

Jean-Michel Basquiat impose avant tout son style, à la fois expressionniste et radical dans les rues de New York, il recouvre la ville de son blaze « SAMO » (Same Old Shit). La rue est surtout un medium vers la reconnaissance. Les murs, à l’instar de toiles gigantesques deviennent le support de messages militants contre le racisme et le conservatisme américain. Ses slogans le font remarquer mais c’est surtout par le biais de figures archaïques et profondes qui questionnent l’humain qu’il laisse son empreinte indélébile dans l’histoire de l’art

 

Origins of Street Art: Haring and Basquiat

 

In few years, Keith Haring created a universal language, comprehensive and acknowledged worldwide. The artist believes in the power of images and moves into public places in the 1980s.

His ideograms which look naives at first, with fluid lines and attractive colors, are carriers of universal messages such as discrimination, religious fanaticism, environment, power of money, state oppression, disease, etc ...

 

Jean-Michel Basquiat enforces his expressionist and radical style in the streets of New York. He began to cover the city with his « SAMO » (Same Old Shit) blaze. The street is mainly a medium to recognition. Walls are used as giant canvasses and became the medium of activists’ messages.

Basquiat become known through his slogans but especially through his archaic and deep figures that question the human being. These figuresleft an indelible mark in the history of art.

Keith Haring (1958 - 1990), Untitled (Foster & Kingman), 1982

Succès et consécration, le Street Art comme mouvement d’art contemporain à part entière : Banksy et Brainwash. Une inspiration Warholienne.

 

Banksy, artiste décalé et fauteur de trouble, opte pour la recette marketing gagnante : un anonymat combiné à une empreinte humoristique et subversive.

En effet, le britannique au visage caché bouscule les codes de l’art à la manière de la production Warholienne et de la marchandisation des célèbres Pop Shop de Haring tout en s’appropriant habilement un système qu’il dénonce et déjoue.

Banksy utilise des symboles reconnus de tous, souvent les symboles du consumérisme pour porter un message politique. Ses oeuvres sont basées sur la dénonciation des injustices sociales.

 

A contrario de Warhol qui ne se désignait pas comme porteur de messages politiques engagés, Banksy, lui, dénonce, choque, provoque et prends position sur des sujets sensibles comme par exemple les interventions en Palestine et en Israël.

Cependant son inspiration de Warhol reste très prononcée par l’usage de symboles ou d’hommages avec notamment son oeuvre « Soup Can Tesco ».

 

 

Success and Consecration : Street Art as a real contemporary movement.

Banksy – Brainwash : Warhol Inspiration

 

Banksy, shifted artist and trouble maker, invented the greatest marketing recipe : combining anonymity and subversive humor.

Indeed, the hidden faced British upsets the codes of art within the Warholian production and commodification of Haring‘s famous Pop Shop, while he cleverly appropriates a system that he is denouncing and foiling.

Banksy uses recognized symbols of consumerism to broadcast a political message. His works are based on the denunciation of social injustices.

 

As Warhol did not want to broadcast personally committed political messages, Banksy on the other hand denounces, shocks and takes position on complex issues like the Israelo-Palestinian conflict .

However, in the Banksy Artworks, inspiration from Warhol remains very pronounced with symbols or tributes like the Artwork " Tesco Soup Can ."

Mr.Brainwash (1966), Je T’aime, 2013

A l’instar de son ami et père spirituel Banksy, le message de Mr Brainwash se veut accessible et lisible.

De son vrai nom « Thierry Guetta », Mr Brainwash est un artiste « Post-Pop » d’origine française qui travaille aux Etats-Unis.

 

La notoriété de Mr Brainwash se fonde particulièrement sur la polémique et la controverse de sa propre identité artistique apparues avec le film « Exit through the Gift Shop » (« Faites le Mur » en français) réalisé par Banksy qui cultive un certain trouble. En effet, la relation entre les deux artistes apparaît de façon complexe. Brainwash, qui s’inscrit dans la mouvance des Banksy, Shepard Fairey etc… reste une énigme, d’aucuns le considèrent comme une farce orchestrée par Banksy pour se jouer non seulement du public mais également du monde de l’Art contemporain. Il est connu des initiés comme des néophytes grâce au marketing de soi exercés au plus haut point.

De façon évidente, l’ironie existe dans le travail de Brainwash. L’artiste très influencé par sa propre génération reprend dans une perspective post Pop Art les icônes de son temps en jouant sur les images et concepts de la société de consommation à l’instar de son ainé Andy Warhol.

 

« Warhol voulait montrer que les images n’ont aucun sens, avec Mr Brainwash on est sûr qu’elles ne veulent rien dire »1 Bansky

 

Mais au final, les rumeurs qui considèrent Mr Brainwash comme avatar de l’énigmatique Bansky accentuent la cote de popularité de l’artiste sur la scène contemporaine. Il joue avec les codes esthétiques incrustés dans l’inconscient en les appliquant à d’autres icones tels Mickael Jackson, Madonna, ou encore Marilyn Manson.

Warhol qui s’est approprié des images et des techniques populaires afin de les mettre au service de l'Art dit « noble » souhaitait dénoncer le côté sombre de la culture populaire tout en rendant hommage aux icônes. Ainsi il a pu continuer à faire vivre les stars, mais uniquement en tant qu'image.

Devenant créateur de mythes il participait en même temps à la désacralisation des idoles avec ses multiples reproductions.

L’interprétation de Brainswash s’inscrit dans une mouvance extrême, les stars ne sont plus seulement reproduites par le biais de la sérigraphie mais deviennent un code reconnaissable parmi tous appliqué à tout le monde.

 

As his friend and spiritual father Banksy, Mr Brainwash’s message wants to be accessible and popular.

From his real name " Thierry Guetta ", Mr. Brainwash is a French " Post-Pop " artist working in the United States .

The reputation of Mr Brainwash is specifically based on the controversy of his own artistic identity emerged with the film "Exit trough the gift shop " directed by Banksy. The movie inspires a trouble, indeed the relationship between the two artists appears in complex ways.

Brainwash in the wake of Banksy, Shepard Fairey etc ... remains an enigma , some consider him as a fake, a joke orchestrated by Banksy to play with the public and the contemporary art world.

Because of his great self-marketing, Brainwash is known by insiders as well as neophytes .

Clearly, there is irony in the work of Brainwash. The artist, very influenced by his own generation, shows icons in a post Pop Art perspective. He is playing with the images and concepts of the consumer society like his elder Andy Warhol.

 

" Warhol wanted to show that images have no meaning , with Mr Brainwash we are sure they do not mean anything " Banksy

 

But in the end the rumors that consider Mr Brainwash as an avatar of the enigmatic Banksy accentuate the popularity of the artist on the contemporary scene. He plays with the aesthetic codes embedded in the unconscious by applying them to other icons like Michael Jackson , Madonna, or Marilyn Manson .

Warhol appropriated images and popular techniques to put them at the service of Art called " noble " and wanted to expose the dark side of popular culture. Thus he was able to make stars as eternal as an image.

Becoming a myths creator, Warhol participated in the same time to the desecration of idols with multiple reproductions.

For Brainwash, with a « Kate Moss – Madonna » or a « Marilyn - Mister Spoke », behind the silkscreen, the Star just becomes a recognizable code applied to everyone.

La relève : Swoon – Kouka

 

Swoon

 

Caledonia Curry (Swoon) est une artiste américaine née en Floride et vivant à New York. Pacifiste et engagée, elle entretient de nombreux projets humanitaires en plus de son rôle d’artiste. Le Street Art apporte à son oeuvre la dimension immédiate et vulnérable qu’elle recherche.

Son message est lyrique, rempli de paix et d’amour. Elle est à la recherche d’une utopie. Elle est profondément attachée à la relation homme-environnement et homme-culture.

 

Désireuse d’évoluer dans la nature qui lui est chère et refusant la course effrénée aux marchands d’art, elle s’oriente vers le Street art et fait ses armes avec des silhouettes qu’elle dispose dans la ville.

Ses travaux visent à recréer une partie de l’espace urbain, pour fusionner avec la ville. Ses multiples personnages sont le reflet des personnes qu’elle a rencontrées durant sa vie et notamment au cours de ses nombreux voyages.

Elle est l’une des rares femmes à évoluer sur la scène « Street Art » depuis plus de dix ans. Sa carrière s’envole vers les institutions internationales, elle est entre autre l’invitée de la Tate de Londres et du Moma de New York.

 

The contemporary : Swoon – Kouka

 

Swoon, aka Caledonia DanceCurry , is an American artist born in Florida and living in New York. Pacifist, she maintains many humanitarian projects in addition to her artistic vocation.. The Street Art brings to her work the dimension she is looking for : immediately and vulnerable expression.

Her message is lyrical, filled with peace and love. She is looking for an utopia. She is deeply interested in the human- environment and human- culture.

Willing to evolve in the nature spirit, she is not attracted by the unbridled art dealers competition, she started her Street Art expression with shapes displayed in the city.

 

Her work aims to recreate a part of the urban space, to merge with the city. Its different characters reflect the people she met during her life and especially during her numerous travels.

She is one of the few women evolving on the " Street Art " scene for over ten years. Her career took off towards international institutions, as the Tate Modern in London or the MoMA in New York.

©Swoon, Thalassa, 2013

Kouka

 

L’artiste parisien Kouka interroge la place de l’individu dans la société et sa recherche se fonde sur l’Essence de l’homme en quête d’identité. Notamment à travers l’introduction de texte qu’il superpose à certains éléments figuratifs.

L’artiste crée de nombreuses séries en faisant le portrait critique de la société occidentale régie par un système où prévalent les apparences et la consommation. Pour l’artiste, la culture, dans son acception globale, flirte trop souvent avec ce système de valeurs ce qui, selon lui, représente un danger pour la création artistique.

En revenant à une peinture dite « brute », Kouka tente de fracturer ces valeurs.

 

The French artist Kouka is questioning in his painting the individual place in the society. His researches are based on the quest of identity, particularly when he introduces the writing above his canvas drawings.

He created a lot of sets in order to criticize the western society controlled by consummation and appearances.

He denounces the narrow relationship between culture and consumerism and tries to show their dangerous association for the artistic creation.

With the return to a “rough” painting, Kouka tries to break those codes of aestheticism and consumerism.

©Kouka, Guerrier Banthus, 2014
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