Paris / New York / Palm Beach
Paris / New York / Palm Beach

Lors de la vente aux enchères insolite qui s’est tenue le 5 février 2015, orchestrée par Pierre Cornette de Saint Cyr, chaque guerrier Bantu a trouvé acquéreur et s’est vendu entre 3.000 et 5.000 € pour récolter au total 46 000 euros, intégralement reversés à la fondation Chirac et à l’Amref.

View of the street rue Réné Boulanger - ©Arnaud Baumann

C’est l’histoire d’une rencontre qui aurait pu ne jamais avoir lieu : celle d’un projet immobilier et d’une œuvre de Street Art. Cette rencontre a donné lieu à une action humanitaire.

Celle-ci s’est déroulée le 5 février 2015 : une vente aux enchères, dans le cadre inhabituel d’un chantier de construction.

 

A l’origine, un projet porté par la société PITCH PROMOTION pour transformer un immeuble de bureaux en hôtel Marriott cinq étoiles rue René Boulanger dans le dixième arrondissement de la capitale. La conception a été confiée à l’architecte Eric Haour.

L’immeuble, conçu dans les années 70 par l’architecte Jean-Jacques Fernier, Grand Prix International d’Urbanisme et d’Architecture, vide d’occupants, fut investi en décembre 2010 par une communauté d’artistes des plus divers !  Le squat dura sept mois. Il fut le cadre d’une intense activité créatrice.  Le 40 rue René Boulanger fut alors rebaptisé le « Château d’Albat’art » ! 

 

En fait de château, le bâtiment avait plutôt, à l’extérieur, l’aspect d’une forteresse des arts.

Kouka - inspiré par l’architecture géométrique de la façade principale typique des années 70 - a peint à main-levée  la silhouette d’un guerrier bantu sur chacune des 77 fenêtres. 

Cette armée pacifique, adoptée par le quartier tout entier, gardait fièrement l’immeuble jusqu’au début des travaux au printemps 2014. S’est créée alors une mobilisation sympathique à l’initiative d’un ami de Kouka, l’architecte-urbaniste Frédéric Bouillet, pour la sauvegarder.

 

Dès lors, dans l’objectif de préserver la mémoire de cette façade de guerriers devenue emblème du Street Art parisien et vouée à disparaître, Kouka, sa galeriste Nadège Buffe et l’architecte ont sollicité le promoteur immobilier.

Tout va alors très vite. Sensibilisé par l’œuvre de Kouka et déjà très ouvert à l’art africain, Christian Terrassoux, PDG de PITCH PROMOTION, décide avec l’accord des futurs propriétaires de l’hôtel, le groupe Boissée Finances, de donner une autre vie à certains de ces guerriers Bantus.

 

C’est ainsi qu’une partie des œuvres (une dizaine) a fait l’objet d’une vente aux enchères au profit de deux Organisations fortement impliquées dans le destin du continent africain : la Fondation Chirac (pour la prévention des conflits, le dialogue des cultures et l'accès à une santé et à des médicaments de qualité) et l'AMREF Flying Doctors (1ére ONG de santé publique en Afrique )

 

Cet évènement tout à fait inhabituel, puisqu’il s’est déroulé sur les lieux mêmes du chantier, s’est tenu le 5 fevrier 2015. La vente aux enchères  a été orchestrée par le commissaire-priseur parisien Pierre Cornette de Saint Cyr, grand spécialiste de l’art contemporain, et a généré un montant total de 46 000 euros entièrement reversés aux deux fondations.

©Fondation Chirac
November 21st 2014-Nadège Buffe and Kouka promoting the February 5th event at AMREF’s Gala. ©AMREF
Nadège Buffe and Kouka in front of one of the work that will be presented at the auction (in the building rue Réne Boulanger Paris)
©Arnaud Baumann
Version imprimable Version imprimable | Plan du site
© Galerie Taglialatella