Paris / New York / Palm Beach
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New York Show

  Haring Basquiat Warhol Indiana Ramos Christo Young 

 

27/01/2012 > 13/03/2012

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Communiqué de Presse

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La galerie Taglialatella propose pour cette nouvelle exposition un voyage au coeur de la grande pomme rythmé par les artistes des années Pop Art à nos jours. Le souhait est d’explorer comment les maîtres du Pop Art et les contemporains ont pris place dans la ville, comment ils ont contribué à son mythe à travers leur représentation: que ce soit en sublimant l’architecture, en rendant hommage aux figures mythiques ou en soulignant le caractère anecdotique de certains lieux. Tous ces artistes ont participé, encore aujourd’hui, à insuffler cet héritage artistique riche et fascinant propre à New York. 

 

New York, ville des possibles, s’est construite autour d’une effervescence artistique de façon quasi-inédite.
La particularité de cette mégalopole est d’oser, de rompre avec tout « standing » pour sans cesse tendre vers l’innovation et le hors du commun.

Le nom-même de la ville semble évoquer son caractère avant-gardiste qui a fédéré son succès à travers le monde.
C’est un double effet, un tutoiement entre la ville et ses habitants, une complicité qui a fait de la scène artistique new yorkaise ce qu’elle est, une alliance parfaite entre la modernité de la ville et l’audace de ses artistes. L’architecture de la ville, le mode de vie décalé appellent à la modernité et au souffle créatif et c’est précisément { cet appel que répondent les artistes, des années 60 { aujourd’hui.

C’est d’ailleurs en ces lieux qu’est né l’un des courants artistiques les plus novateurs, celui qui a d’une certaine manière marqué une rupture avec les « beaux-arts »...

 

With this new exhibition, Gallery Taglialatella proposes a trip in the City punctuated by its artists, from years of Pop Art to present. The show intends to explore how the Pop Art Masters and Contemporary Artists took place in Big Apple and how their representation, through their works, honored the architecture, the mythical figures or the anecdotal nature of some places. All these artists have contributed to generate this artistic and fascinating heritage feature of New York. 

 

As New York is a city where everything seems to be possible, it has been built around an artistic effervescence in an unusual way. The specificity of this city is to dare, to break with any standard, in order to, over and over, tend towards innovation and outstanding new features. Even the name of “New York City” seems to evoke his avant-garde’s character, which has launched its success around the world.

It’s a double effect: the familiarity between the city and its inhabitants, the complicity which made the NYC scene what it is today, a perfect combination between the modernity of the city and the daring of its artists. The architecture of the city, as well as the specific lifestyle, call to modernity and to creativity and that’s what appealed to all the artists, from the 60’s to present.

It’s in this environment where one of the most innovative artistic movements is born, the one which, in a way, has broken away with “beaux-arts”. 

 

 

 

POP ART

 

C’est en effet avec évidence, dans une continuité naturelle que le Pop Art, courant artistique résolument contemporain, a pris racine à « Big Apple ». C’est ici que tout commence, des courants antérieurs ont certes préparé le terrain, déjà Robert Rauschenberg et Jasper Johns avaient signalé la route vers ce besoin de renouvellement et d’audace que marque l’expressionisme abstrait.

 

Le Pop Art s’inscrit non seulement dans cette évolution historique mais la particularité majeure du courant est de s’approprier la ville, de s’en inspirer voire de prendre son essor dans sa façon de se construire en son sein. Le Pop Art incarne les ressources culturelles, physiques, architecturales de NYC...

 

Dans les années 60, la singularité d’Andy Warhol n’est pas seulement sa vision très moderne, voire inédite, de l’art; ni son expression sans limite: la peinture, la photographie, la musique, le cinéma, tout se confond; ni même le procédé de sérigraphie pourtant novateur, tant dans sa façon de redéfinir l’Art que de semer la confusion, en mêlant photographie et peinture.

 

Ce qui révolutionne vraiment l’approche artistique du courant, c’est la naissance d’un lieu mythique de création et d’expérimentation.
 

En Janvier 1964, au 231 East sur la 47ème avenue, La Factory de Warhol ouvre ses portes pour déménager en 1968 au 33 Union Square West. L’atelier de Warhol symbolise avec force la scène artistique new yorkaise telle qu’on la connaît, c’est-à-dire en constante mise { l’épreuve de l’Art. New York accueille ses artistes qui s’impliquent dès lors dans la dynamique artistique et créatrice de la ville et lui rendent ainsi hommage à leur façon.

 

 

Ainsi, Warhol fait du Brooklyn Bridge une œuvre, tout d’abord matériellement puis symboliquement. Interpellé par ce monument, héritage du mouvement De Stijl, prémices de la modernité, il s’en imprègne et le reproduit, mêlant ainsi la modernité de la ville { celle de son Œuvre. Warhol s’inspire de New York et de son mode de vie typiquement américain, empreint de consommation de masse et dont l’esthétisme physique a la primeur, il explorera et testera les limites avec son ami et photographe Christopher Makos en s’essayant au transgenre.

 

En 1966, une autre figure majeure du Pop Art, Robert Indiana, orne la ville de ses monumentales sculptures « LOVE », sur la 6th avenue et devant la célèbre maison de vente Phillips De Pury. Le « LOVE » signature de l’artiste prend tout son sens au sein de l’ « Empire State » comme un clin d’œil { la chaleur de ses habitants et { l’humanité qu’on lui prête.

 

Car si { l’origine cette sculpture LOVE est créée par l’artiste en hommage au Love Park { Philadelphie, elle représente l’art populaire présent dans la sculpture or selon l’artiste l’art réveille l’amour que les gens portent en eux { condition qu’ils le côtoient tous les jours, et curieusement dans l’inconscient collectif, cette sculpture est aujourd’hui associé à New York.

 

Car si «Big Apple» est le symbole de l’urbain lequel est souvent associé { la déshumanisation, le tout New York est unanime pour dire que les rencontres y sont faciles et les gens accessibles. 

 

 

POP ART

 

It’s evidently with a natural continuity that Pop Art is born in Big Apple, a movement definitely contemporary. Everything starts here but past currents driven by Robert Rauschenberg and Jasper Johns for example already paved the way towards this need of renewal and audacity: this was called abstract expressionism.

 

Pop Art is an important part of this historical evolution and its major specificity is that it appropriates the city to get full inspiration from it. Pop art builds on the city’s cultural, physical and architectural resources.

 

In the 60s’, Andy Warhol had a real modern and unique vision of art and an endless expressionism: painting, photography, music, movies, everything merged. The innovating silkscreen redefined art but also confused people, mixing photography and painting.

What really revolutionized the approach of this artistic stream was the birth of a mythical place of creation and experimentation.
 

In January 1964, the Warhol Factory opens its doors at 231 East 47th Avenue and moves to 33 Union Square West in 1968.

 

The Factory symbolizes the artistic scene in New York, always challenging the classical Art. New York welcomes its artists who then play in the new art playground, with the creative energy of the city, finally offering, day after day, a new artistic tribute. Warhol inspired himself of New York and its typical American way of life, full of mass consumerism and physical aestheticism. He explored and tested the limits with his friend Christopher Makos by trying the transgender.

 

 

Warhol makes of the Brooklyn Bridge an artwork, materially at first and then symbolically. This monument is a heritage of the De Stijl movement which is the beginning of modernity. Also Warhol has been engrossed in the monument, then reproduces it, thus combining the modernity of the city with the modernity of its Work.

 

In 1966 another major artist of Pop Art, Robert Indiana, decorates the city with his monumental signature sculptures “LOVE” on 6th Avenue and in front of the famous auction house Phillips De Pury. This “LOVE” signature, also close to Empire State Building, refers as a blink to the greeting and humanity of the inhabitants.

 

Big Apple is often associated with dehumanization but yet everybody knows that meeting new people in New York is by far easier than in any other city in the world. 

En 1968, Indiana rend également hommage à la scène artistique new yorkaise avec son

œuvre « 25th New York City Center Anniversary ». 

 

Issu de la même génération d’artistes Pop Art, Mel Ramos, dont l’œuvre trouve sa source d’inspiration essentiellement dans les comics, ne manque pas lui aussi de s’inspirer de New York et prend part à cette énergie créatrice avec une représentation épurée presque intime de la statue de la liberté en 1978. 

 

In 1968, Robert Indiana tributes to the artistic scene of New York with his "25th New York City Center Anniversarry".

 

From the same generation of Pop art artists, Mel Ramon mainly finds his inspiration in comics, but the artist is also inspired by New York. With the very simple and intimist Statue of Liberty. 

Underground

 

Un enthousiasme artistique qui perdure dix ans plus tard malgré un contexte économique fragile. En effet, la fin des « trente glorieuses » et le premier choc pétrolier jouent défavorablement, faisant de New York une ville laissée { l’abandon, appauvrie dans laquelle drogue, violence, déchéance sont les maîtres mots. Mais, c’est justement ce contexte instable que vont exploiter les artistes, profitant de la profusion de lofts à l’abandon downtown et d’un art minimaliste qui s’essouffle de plus en plus.

 

Le besoin de renouveau artistique qu’éprouve la ville et le potentiel d’une génération qui ne demande qu’{ s’exprimer par l’art vont donner lieu { la culture « underground ». C’est par le graffiti que l’on s’approprie la ville dès lors, une façon d’interpeller le milieu artistique établit entre Soho et l’East Village. Des signatures telles que Taki 183, Stay High 149, Tracy 168, Akmy, Futura 2000, Lee Quinones, Seen, Fab Five Freddy ainsi

que Samo© et Keith Haring ornent peu à peu les murs et les métros de la ville avant de s’afficher sur les cimaises de galeries naissantes telles que la Fun Gallery ou la Tony Shafrazi Gallery.

 

C’est d’ailleurs dans les souterrains de la ville que Keith Haring « fait ses armes » avant d’exposer pour la première fois en 1982 { la Shafrazi Gallery. Le « subway » emprunté par des millions de new yorkais chaque jour fait office de musée pour l’artiste du « radiant baby » qui voit dans l’art quelque chose d’universel, dénué de toutes barrières économiques et sociales.

Les « Subway Drawings » sont une partie importante de l’Oeuvre de Haring symbolisant le rapport particulier qu’il entretient avec la ville. Haring est un homme de « terrain », des souterrains du métro aux trottoirs de l’East Village sur lesquels il grave, la ville toute entière est prétexte { faire de l’art et en 1986 c’est dans le quartier de Soho qu’il ouvre son premier « Pop Shop ».

 

La même année, il crée « Statue of Liberty » pour l’occasion du centenaire de l’édifice une façon pour lui de montrer combien il est attaché à sa ville et à son principe de liberté.

La culture « underground » s’installe peu { peu dans les mœurs du milieu de l’art pour devenir un mouvement esthétique officiellement reconnu, comme si la rue, la ville et l’art ne forment plus qu’un tout homogène.

 

Jean-Michel Basquiat incarne également cette nouvelle culture artistique, de ses débuts en tant que Samo© sur les murs de la ville { l’apogée de sa carrière en tant que Jean- Michel au sein des plus grandes galeries. Une grande partie de son Œuvre est empreinte de la « street life » new yorkaise. Entre 1980 et 1982, il s’attache { peindre ce qu’il voit dans la rue, des voitures, des bâtiments, des graffitis mais aussi la mort, à cette époque, le SIDA, la drogue sont le lot de sa génération et Basquiat en a pleinement conscience. Pour Jean-Michel s’exprimer sur les murs est le moyen de se faire connaître mais aussi de faire de la ville un lieu « libre » n’appartenant { personne comme { tout le monde.

 

Souvent vêtu de ses costumes « Comme Des Garçons » beaucoup, dont son ami Glenn O’Brien, témoignent de sa singularité et de son goût pour le décalé, il est { l’image de New York, lieu d’originalité et d’avant-garde.
 

A cette époque la scène new yorkaise s’ouvre sur de nouvelles perspectives, une proximité s’établit entre les différents domaines, la peinture, la photographie, le cinéma, la musique, la mode, les artistes s’essayent { tout. Une impulsion lancée plus tôt par Warhol, figure emblématique de « l’artiste touche { tout ». Dans cette lignée, Jean-Michel Basquiat s’essaye { la musique avec son groupe « Gray » et se prête aussi au jeu d’acteur dans « Downtown 81 » d’Edo Bertoglio.

 

C’est un New York « bohème » qui, telle une muse inspire ses artistes, au « Mudd Club » ou au « Studio 54 » le monde de l’art se retrouve, célébrités et anonymes se côtoient pour laisser place à un univers sans frontière.
 

C’est en ce sens que « Big Apple » est la ville de l’art par excellence, avant-gardiste, s’ouvrant toujours plus sur la modernité, avide d’originalité, préférant la « New Wave » au classique, elle laisse libre cours { ses artistes qui s’expriment pleinement, elle redéfinit la fonction de l’artiste en lui conférant le droit { la polyvalence, il peut être tout à la fois. 

 

 

 

Underground

 

This artistic enthusiasm continues 10 years later despite a fragile economic environment. New York suffers because of the end of the Post WW II economic boom and by then, drugs, violence and degradation appear. But the artists inspire themselves and work on this unstable context, taking benefit of the abandoned lofts downtown and of a minimalist art more and more aging.

 

The city needs then an artistic renewal and this generation has a good potential: the “underground” culture is born.

 

The graffiti is everywhere in the city and it’s a way to question the art’s community that lies between Soho and East Village. There are some signatures such as Taki 183, Stay High 149, Tracy 168, Akmy, Futura 2000, Lee Quinones, Seen, Fab Five Freddy, Samo© and Keith Haring on the walls of the city and in the subway, before entering in new galleries like Fun Gallery or Tony Schafrazi Gallery.

 

The father of the “Radiant Baby”, Keith Haring, begins to use the subways as museums because he considers art as universal, free from all social and economic barriers. The “Subway Drawings” are an important part of his work and symbolize the special relationship that he has with the city.

 

In 1986, he creates “Statue of Liberty” for the centennial of the building. It shows how much he likes his city and its principle of freedom.

 

The “underground” movement becomes officially recognized as an artistic movement, as if the Street, the City and Art had merged in an homogeneous environment.

Jean-Michel Basquiat also belongs to this new artistic culture. At the beginning, signing as Samo© on the walls of the city and then finally exhibiting as Jean-Michel in the biggest NYC galleries.

 

Much of his work is inspired by the “street life” of New York. Basquiat expresses himself on the walls and it’s a way for him to be recognized but also to make the city a free place. He is often dressed with “Comme des garcons” suits and many people consider him like a singular and an “aside” person. He embodies New York : original, unique and avant- gardiste.

At this time, New York is changing and a proximity is established between different fields like painting, photography, movie, music: the artists try everything like Warhol did before them.
Basquiat tries to play some music with his band “Gray” and tries to become an actor in “Downtown 81” of Edo Bertoglio.

 

New York is in a bohemian style and inspires its artists as a muse.
In “Mudd Club” or in “Studio 54”, celebrities, anonymous and the world of art meet: it’s a world without borders.

 

Big Apple is THE city of art, totally in modernity, originality and prefers “New Wave” rather than classicism and it redefines the role of the artist: he can be all at once. 

 Javacheff Christo (1935), The Gates XXIX, 2004                Javacheff Christo (1935), The Gates XXIV, 2004 

Les contemporains

 

Les plus contemporains oscillent entre innovation et nostalgie, pour l’artiste Land Art Javacheff Christo cela passe par l’aménagement de Central Park lors du Projet « The Gates » en 2005, une installation de plus de 7500 voiles en nylon couleur safran qui embellit le parc par un jeu de lumière. 

 

Plus nostalgique des années « Sex Drug and Rock’n’roll », Russell Young représente les icônes de l’époque par le procédé de la sérigraphie qui n’est pas sans rappeler Andy Warhol.

Dans les œuvres de Russell Young, on retrouve l’hommage { des icônes qui ont laissé une empreinte intemporelle dans la ville : de James Dean, figure emblématique de l’« Actor Studio » de Broadway, à Marilyn dont on connaît ses nombreux séjours avec le dramaturge Arthur Miller entre les murs de la chambre 614 du Chelsea Hotel.

 

La série des « Pig Portraits » de l’artiste se plaît notamment à dévoiler le côté obscur des figures légendaires avec notamment l’arrestation de Frank Sinatra (pour adultère), qui fit ses débuts au Paramount Theater, et qui exprimera sans cesse l’amour pour « Big apple ».

Ou encore le bassiste des Sex Pistols Sid Vicious, arrêté en 1978, accusé du meurtre de son amie Nancy Pungen dans la chambre 100 du mythique Chelsea Hotel.

 

Le Chelsea Hotel est l’un de ces lieux mythique de création, chanteurs, acteurs, écrivains s’y retrouvent, depuis sa création en 1905. C’est le refuge des artistes, en 1966 Warhol y tourne « The Chelsea Girls », film expérimental symbole de la culture underground de l’époque. A travers le temps, New York est un lieu d’effervescence artiste, tous y viennent pour tenter leur chance, stimulés par le mythe de l’ « Empire State », avec l’espoir de s’approprier la ville { l’instar des plus grands... 

 

Contemporary artists

 

The contemporary artists vary between innovation and nostalgia. The artist of Land art, Javacheff Christo creates “The Gates” project in 2002 : an installation of 700 colored nylon sails on Central Park which embellishes the park by a play of light. 

 

Russell Young is more nostalgic of the years “Sex, drugs and rock’n roll” and he represents the icons of this era with the silkscreen process like Andy Warhol.
His works often represent timeless emblematic figures of the city as James Dean, myth of the Actor Studio of Broadway, or Marilyn who has stayed so many times in Chelsea Hotel with Arthur Miller.

 

In the series of “Pig Portraits”, the artist shows the dark face of icons as Frank Sinatra (arrested for unfaithfully) who began at the Paramount Theater and expressed permanently his love for the “Empire State”, or Sid Vicious arrested in 1978 for the murder of Nancy Pungen in room # 100 of the Chelsea Hotel.

 

Chelsea Hotel is one of the famest place of creation, where singers, actors, writers took place since 1905. In 1966 Warhol realizes « The Chelsea Girls », experimental movie representing the underground culture of these years.
 

New York is still a place of artistic effervescence, so many people come to try to succeed, thinking about the myth of the “Empire State”, hoping to capture the city like the greatest did before them ... 

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