Paris / New York / Palm Beach
Paris / New York / Palm Beach

Marilyn

Ramos  Indiana  Warhol  Young  Mr Brainwash Schiller 

 

03/05/2012 > 30/06/2012

Lawrence Schiller (1936) Marilyn (Roll 2 Frame 2), 1962-2007 

© All images are copyright protected 

Presse

Communiqué de Presse

Dossier de Presse - Press Release - Expo[...]
Document Adobe Acrobat [1.5 MB]

Eté 1962. Un jeune photographe de 24 ans, Lawrence Schiller, est sollicité par Paris Match pour réaliser des photographies de Marilyn Monroe – dont la carrière bat un peu de l’aile – sur le tournage du film Something’s Got to Give. Ce dernier s’attèle à la tâche sans savoir qu’il immortalise pour la dernière fois l’actrice.
 

Cinquante ans après, le culte voué à l’une des Stars les plus adulées du XXe siècle n’a rien perdu de son ampleur. 

 

During summer 1962, Lawrence Schiller, a 24 year old photographer is contacted by the French magazine Paris Match to make photos of Marilyn Monroe – whose career was falling off at that time – during the shooting of the film Something’s Got to Give. The photographer buckled down to the task without knowing that he immortalized the actress for the last time. Fifty years after, the worship of one of the more famous heroine of the 20th century didn’t lose its intensity. 

Lawrence Schiller (1936) Marilyn (Color 2 Frame 29), 1962-2007 

2012 semble à bien des égards être l’année Marilyn Monroe. Des ventes de sa robe blanche culte et de certaines photographies inédites de la star en mars dernier à Los Angeles à la sortie en salle d’un biopic « My week with Marilyn »1 en passant par le

Festival de Cannes qui en fait son égérie pour sa 65e édition, l’icône du cinéma américain semble encore plus vivante que jamais. Son image demeure très présente dans la conscience collective et ceci, même cinquante ans après sa disparition tragique un jour de 5 août 1962.

 

A travers cette exposition, la Galerie Taglialatella se propose d’étudier l’affection populaire engendrée par Marilyn Monroe et les fondements de la vénération portée à l’actrice. Elle tente de montrer ce qui constitue à la fois l’extraordinaire longévité et la modernité du mythe de Marilyn Monroe, véritable emblème des sixties, icône du Pop Art - notamment grâce aux sérigraphies d’Andy Warhol - et figure de proue de l’identité culturelle américaine. Cinquante ans après sa mort, les images de la star n’ont rien perdu de leur appel mystique et fascinant.

 

Sensible à la représentation des femmes dans l’art et plus particulièrement en Pop Art, la galerie souhaite capturer la beauté, la sensualité et la vulnérabilité de l’icône que beaucoup considèrent comme la femme la plus glamour du XXe siècle. Sans rentrer dans l’introspection ou essayer de résoudre l’énigme de l’identité complexe de Marilyn, cette exposition offre un regard intime sur l’actrice qui a su, grâce à son allure, ses gestes – mais aussi sa plastique – incarner le glamour, devenant une icône populaire absolue et une figure idyllique à la fois simple et élégante.

 

L’exposition s’oriente donc vers la représentation d’une Marilyn placée sous le regard d’artistes Pop Art aussi emblématiques qu’Andy Warhol, Robert Indiana ou encore Mel Ramos, mais aussi de ceux qui s’inscrivent dans cette droite lignée comme Russell Young ou Mr. Brainwash et enfin du photographe contemporain Lawrence Schiller.

 

Indeed, 2012 seems to be Marilyn Monroe’s year. First, her famous white dress was sold in auctions. Then, last March, a few unseen photographs of the star have been disclosed. In April, the movie My week with Marilyn will come out and the Cannes’ Festival have chosen the iconographical image of the star for its 65th edition. More than never, the icon of the American movies seems more than ever present in the public consciousness, even fifty years after the day she died on August 5th, 1962.

The Marilyn’s exhibition of Gallery Taglialatella focuses on the popular affection and the worship generated by Marilyn Monroe. It tries to show what are the basis of the extraordinary longevity and modernity of Marilyn Monroe’s’ myth, emblem of the 1960’s and Pop Art icon, particularly with Andy Warhol’s serigraphy considered as a figurehead of the cultural American identity. Even after her death, the images of the movie star are still mystical and fascinating.

Concerned about women representation in art and particularly Pop Art, Taglialatella Gallery tries to catch the beauty, the sensuality and the vulnerability of the American icon, considered as the sexiest woman of the 20th century. Without trying to solve the enigma of the complex identity of Marilyn, this exhibition offers an intimate image of the actress who knew - with her style, her movements and her physique – how to be glamour, becoming a popular and idyllic icon, simple and classy at the same time.

The exhibition presents the image of Marilyn Monroe seen by Pop Art artists like Andy Warhol, Robert Indiana, Mel Ramos, as well as contemporary artists like Russell Young and Mr. Brainwash, and finally with the contemporary photographer Lawrence Schiller. 

Les multiples visages de Marilyn

 

La galerie parisienne présente pour la première fois des photographies originales de Lawrence Schiller représentant la star dans son plus simple appareil. Il s’agit de l’unique et ultime fois où l’actrice apparait nue depuis les photos de charme du début de sa carrière pour un calendrier.

Ce que le photographe ne sait pas c’est qu’il détient quelques-uns des derniers clichés de la

star affichant une jolie joie de vivre et jouant de son charme avec l’objectif, taquinant le spectateur comme pour l’inviter à la rejoindre. Les prises se déroulent quatre mois avant sa disparition sans laisser présager une telle tragédie.

 

Marilyn’s numerous faces

 

For the first time, the Taglialatella Gallery presents originals photographs of Marilyn Monroe, taken by Lawrence Schiller. It’s the first naked pictures of the actress since the nude calendar she made at the beginning of her career. At that time, Lawrence Schiller didn’t know that he had in his possession the last pictures of the star alive, expressing her joie de vivre and using her charm on the audience. One of the photography showing the actress on the edge of a swimming pool, asking the spectator to join her, was particularly striking. The shooting took place four months before her death without presuming such a tragedy. 

Lawrence Schiller (1936) Marilyn (Color 2 Frame 21), 1962-2007 

Marilyn était décrite comme timide par nombreux de ses proches. Pourtant un jour de février 1954 en Corée du Sud, elle chante Bye Bye Baby ou Diamonds are Girl’s Best Friend devant plus de 10 000 soldats américains postés à la frontière de la Corée du Nord. Ce moment est immortalisé dans l’œuvre de Russell Young « Marilyn in Korea ». Le mythe s’empare des soldats. Pendant quatre jours, la star fait la tournée des camps pour remonter le moral des hommes en service qui lui vouent dès lors une grande admiration. 

 

Marilyn was often described as a shy person by her close friends, but one day of February 1954, she sang Bye Bye Baby and Diamonds are Girl’s Best Friend in South Korea, in front of 10, 000 GI’s. The work of Russell Young Marilyn in Korea immortalized this special moment. During four days, the star raised the soldiers’ spirits who worshipped her. 

Russell Young (1960) Marilyn in Korea, 1954, 2006 

Véritable légende populaire, Marilyn Monroe ne pouvait qu’inspirer les artistes Pop Art qui ont fait fi de la femme vulnérable dans sa vie privée et ont préféré représenter en noir et blanc ou haute en couleur la star à la chevelure platine, aux cils recourbés et à la bouche pourpre. 

 

Ainsi, Mel Ramos offre sa propre interprétation de Marilyn et rend hommage à sa sensualité, mais sans jamais basculer dans la vulgarité. L’artiste qui revisite et redonne ses lettres de noblesse à la représentation de la pin-up des sixties innove en transposant sur les corps de femmes réelles les portraits de stars cinéma 

 

True popular legend, Marilyn Monroe could only inspired Pop Art artists who totally concealed the vulnerable women and preferred to represent the star in black and white or with a lot of colors, concentrating on her blonde hair, her curved eyelashes and her purple mouth.

 

The artist Mel Ramos offers his own interpretation of Marilyn and pays tribute to her sensuality, without going vulgar. The artist transforms the representation of the pin- up of the sixties putting the faces of movies ‘stars on every day’s women bodies. And following the example of other actress like Jane Russell, Marylin Monroe, the famous American movie star, can’t be exempted. 

Mel Ramos (1935) Gitanes, 1999 

Et à l’instar d’autres actrices comme Jane Russell, Marilyn Monroe, star incontestée du cinéma américain, n’y échappe pas.

 

Robert Indiana reprend également le mythe de la Star, mais s’intéresse plutôt à l’événement de sa mort. En effet, l’œuvre The Metamorphosis of Norma Jean (1997), joue sur la numérologie avec les chiffres 2 et 6 qui sont répétés, les dates de Marilyn étant 1926 - 1962.

 

Robert Indiana is on the contrary, more interesting by her death. Indeed, The Metamorphosis of Norma Jean (1997) plays with numerology with a repetition of the numbers 2 and 6, reminding that Marilyn was born in 1926 and found death in 1962. 

Robert Indiana (1928) The American Dream, 1997 

Enfin, comment évoquer l’aura de Marilyn sans rendre hommage à Andy Warhol. Qui mieux que le maitre du Pop Art a su élever l’actrice au rang de véritable icône populaire ? Enfant, Warhol est fasciné par les stars qui incarnent la « success story » à l’américaine. Norma Jean Baker, enfant martyr devenu sex symbol adulé ou encore Elvis Presley, chauffeur de poids lourds et chanteur amateur adulé par toute une génération... Cependant l’histoire de ces vedettes est souvent entourée d’un souffle de tragédie, comme pour accentuer ce sort du ciel. Et Warhol, fasciné par ces destins, a toujours souhaité privilégier la représentation du glamour, du brillant, de l’éclat, comme pour tenter de conjurer le sort sans basculer dans le pathos.

 

A portrait of Marilyn always leads to Andy Warhol. Who could empower the icon of Marilyn better than the Pope of Pop Art? When he was young, Warhol was fascinated by stars that represented the American “success story”. Norma Jean Baker, a battered child who became a sex symbol, or Elvis Presley, truck driver and then singer, loved by a whole generation....However, for the artist, behind all these stars hides some kind of tragedy.

 

Andy Warhol (1928 - 1987) Marilyn Monroe, 1967 

En 1962, l’artiste a su rendre hommage au phénomène de la mort énigmatique de la star :

« Pour moi, Monroe n’est qu’une personne parmi tant d’autres. Et pour ce qui est de savoir si la peindre dans des couleurs si vives est un acte symbolique, je ne peux dire que ceci : c’était la beauté qui m’importait et elle était très belle ; et s’il y a quelque chose est beau, c’est bien les jolies couleurs. C’est tout. Voilà toute l’histoire ou presque »2 dira-t-il. Grâce à une simple photographie d’une affiche pour le film Niagara (1953) déclinée en sérigraphies, Andy Warhol a su transformer Marilyn Monroe en un sujet emblématique du mouvement Pop Art sans jamais considérer la star comme un produit assimilable à un simple objet esthétique. 

 

Warhol, fascinated by these destinies, had always favored the representation of glamour and shiny as a tentative to ward off bad luck. In 1962, the artist paid tribute to the strange death of Marilyn, with a different aim: “For me, Monroe is like everyday people. And if you want to know if painting her in such bright colors was a symbolic action, I’ll tell you this : The beauty was the most important to me, and she was very beautiful; and pretty and bright colors are beautiful as well. That’s all. That’s almost the whole story.” He said. With a simple poster of the movie Niagara (1953), Andy Warhol knew how to turn Marilyn Monroe in an emblematic figure of the Pop Art movement, without considering the star as a manufactured object. 

Andy Warhol (1928 - 1987) Marilyn, 1981 

L’exposition s’arrête aussi un instant sur des personnalités qui ont croisé la star sur le chemin de son ascension lors d’un tournage, d’une soirée et qui ont eux aussi eu leur « instant Pop » : Frank Sinatra, James Dean, Elvis Presley ou encore Jane Fonda, croisée lors des cours de Lee Strasberg à l’Actor’s Studio. 

 

The exhibition is also about famous people who met the star during a shooting, a party and who also had a « Pop instant »: Frank Sinatra, James Dean, Elvis Presley or Jane Fonda, met during the courses of Lee Strasberg at the Actor’s Studio. 

Russell Young (1960) Jane Fonda, from Pig PORTRAIT, 2004 

Ainsi la galerie rend hommage à cette figure du Pop Art emblématique et intemporelle, poussant le spectateur à se poser une question peut-être incongrue: quelle aurait été l’influence du Pop Art sans Marilyn ? 

 

Gallery Taglialatella pays tribute to this emblematic and timeless icon of Pop Art, questioning the public at the same time: what would have been the Pop Art influence without Marilyn ? 

Version imprimable Version imprimable | Plan du site
© Galerie Taglialatella